Mais que fait le médiateur?


Petit coup d’œil dans le rétroviseur. L’année 2015 reste marquée par plusieurs événements tragiques et proches, liés au terrorisme. Cela ne signifie pas que le médiateur ait été plus souvent sollicité. Soit que, dans l’ensemble, la couverture journalistique de l’actualité ait été considérée comme satisfaisante et n’ait pas justifié davantage de réclamations. Soit que, d’une manière générale, le lecteur se sente d’abord concerné par des manques ou des écarts professionnels qui se rapportent son environnement le plus immédiat. Rien n’exclut par ailleurs une combinaison des deux suppositions.

Pour rappel, les activités du médiateur comportent trois aspects.

Le premier est le principal. Il est de recevoir les réclamations sur le traitement journalistique de l’actualité, ainsi que sur les relations entre les journaux et leur public (gestion des lettres de lecteurs et des commentaires sur les sites web, notamment).

Le plus souvent, le médiateur rédige une explication, d’entente avec la rédaction ou de son propre chef, et l’adresse au lecteur ou internaute mécontent. Dans les affaires litigieuses, il intervient auprès de la rédaction concernée, préconise une solution et assure un suivi auprès du plaignant.

Il arrive aussi que le médiateur soit interpellé sur les activités non journalistiques des titres: un contenu publicitaire, une distribution aux abonnés défaillante, une campagne de marketing. Il se contente alors de transmettre la réclamation au service concerné de Tamedia, la maison d’édition, dans certains cas à son service juridique. Il en informe l’auteur.

Le médiateur assure enfin des réponses plus ou moins circonstanciées à des consultations internes ou externes sur des questions de pratiques journalistiques et médiatiques.

Le nombre des réclamations, consultations et autres demandes suscitant des réponses directes peut être considéré comme stable: un peu plus d’une centaine en 2015, comme en 2014 – sans tenir compte de l’activité intense d’un internaute familier des forums de discussion sur le site du Matin, dont le nombre d’interventions portées à la connaissance du médiateur n’est pas loin d’atteindre à lui seul le même total.

Aux activités de médiation proprement dites, par nature plutôt discrètes, s’ajoute une expression publique: la rédaction de billets mis en ligne sur la Page du médiateur. Les sujets en sont directement inspirés par des réclamations d’intérêt général ou par le traitement médiatique de l’actualité.

Au cours de l’exercice 2015, leur fréquence de publication a été de deux par mois. Des versions adaptées au format «papier» sont proposées à 24 heures et  la Tribune de Genève, qui sont libres de les reprendre.

Le médiateur rédige de telles chroniques depuis l’automne 1998. L’occasion lui a été donnée de visiter ainsi, au gré des événements, l’ensemble des règles professionnelles et des normes déontologiques, certaines d’entre elles à plusieurs reprises. Sur les sujets les plus souvent débattus, il lui devient parfois difficile d’éviter les redites.

Le développement des sites d’information sur le Web, à partir du milieu de la décennie 2000, lui a permis d’élargir son champ d’observation, et donc de discuter les nouveaux enjeux du journalisme: les risques dans la recherche et la diffusion de l’information instantanée, la gestion des commentaires en ligne, l’usage de l’anonymat et le recours au pseudonyme par les internautes, le respect menacé du droit à l’oubli, par exemple – thématiques largement induites par les nouvelles technologies de l’information.

Le régime de reprise des billets dans les colonnes des quotidiens «papier» exerce une influence directe sur la visibilité du médiateur, son audience et l’affirmation de sa présence comme recours offert aux lecteurs. Par rapport à un lectorat encore peu familier des nouvelles technologies, il n’est pas négligeable qu’une présence dans les journaux soit assez soutenue. La médiation se justifie aussi en dehors du territoire du Web.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecrire au médiateur

Daniel Cornu, le médiateur des publications Tamedia Publications romandes SA, peut être contacté par tout lecteur qui n’est pas satisfait de la réponse réservée par une rédaction à ses remarques ou réclamations touchant aux pratiques journalistiques.

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